A la fin des années 1970 , la région P.A.CA présidée par Gaston Deferre a constaté un déficit inquiétant de formation pour les filières du B.T.P. Le seul lycée Diderot de Marseille devait assurer ces formations pour une Région de plus de 4 millions d’habitants.
Les études de l’I.N.S.E.E. indiquaient qu’à l’ horizon 2000 la Région atteindrait une population de 6 millions d’habitants.
Les départements dont la croissance démographique serait la plus importante sont le Var et les Alpes Maritimes.
Le député-maire d’Antibes de l’époque, Pierre Merli, sollicita la Région avant la loi de décentralisation de 1982 afin de construire à Antibes, sur la zone de Sophia-Antipolis, un lycée technique du génie civil qui devait former à l’est de la région P.A.CA les futurs cadres du B.T.P en prévision de l’explosion démographique de l’Académie de Nice. Ce projet fut considéré comme un challenge, car la majorité des élus régionaux le considérait comme peu utile.
C’est donc grâce à la volonté de Gaston Deferre et de Pierre Merli que le projet fut réalisé, et il est bien regrettable qu’ils n’aient pu assister à son achèvement.
Dès son ouverture à la rentrée de 1981 , le lycée du génie civil attira 250 élèves. L’effectif progressa régulièrement pour atteindre 500 élèves en 1988 et 800 pour l’année scolaire 2004/2005 . Aujourd’hui, en 2009 , il compte 900 élèves étudiants en BTS ou licence professionnelle, stagiaires de formation continue.
L’établissement a acquis ses lettres de noblesse en 20 ans grâce à une politique de développement étroitement adaptée aux besoins économiques de la Région.
Le lycée, qui a été baptisé en 2002 Léonard de Vinci , est organisé de manière à développer autour du noyau central, qui est le BTP, les filières artistiques qui sont une composante incontournable du département des Alpes-Maritimes (arts appliqués, céramiques). La rentrée 2008 a vu ainsi l’ouverture d’un Diplôme des Métiers d’Arts (DMA) en céramique d’art (formation BAC+2).
Le « nouveau » Lycée Léonard de Vinci a été livré début 2008 . En effet après 3 années de travaux et un chantier de plus de 30 millions d’euros le lycée change de visage et dispose de locaux plus grands, plus pratiques et en adéquation avec nos formations.